Instruments à vent
Mey
Mey: Instrument à vent en bois proche du balaban, à large anche double, au son doux et mélancolique. Instrument à vent à anche double, au son poignant, d'Anatolie orientale et du Caucase ; le duduk arménien et le balaban azerbaïdjanais en sont de proches parents.
En bref
- Famille : Instrument à vent à anche double
- Corps et matériaux : Corps cylindrique en bois dur (prunier, noyer, mûrier ou abricotier) ; environ 23–44 cm
- Trous : Huit trous, sept devant et un derrière
- Accord / tessiture : Environ une octave ; l’accord se règle en faisant glisser la bride sur l’anche
- Types : Cura mey (le plus petit et le plus aigu), orta mey et ana mey (le plus grand et le plus grave)
- Régions : Anatolie orientale et Caucase ; inscription UNESCO commune avec l’Azerbaïdjan (2023)
- Instruments apparentés : Balaban azerbaïdjanais, doudouk arménien et géorgien
- XVIe–XVIIe siècles : Figure sous le nom de balaban parmi les instruments à vent cités par Evliya Çelebi ; décrit comme un tuyau à perce étroite muni d'une anche (sipsi)[1, 2, 3, 4]
Écouter
Histoire
Instrument à vent à anche double, au son poignant, d'Anatolie orientale et du Caucase ; le duduk arménien et le balaban azerbaïdjanais en sont de proches parents.
Facture
Une anche double très large et plate est fixée sur un corps court en bois dur, comme le prunier, le noyer ou l'abricotier ; il a sept trous devant et un derrière.
Technique de jeu
Il se joue avec un souffle doux ; son son est voilé et tendre. Le plus souvent, un second mey l'accompagne d'un bourdon continu.
Sa place dans la musique makam
Il est idéal pour les uzun hava et les lamentations ; les commas peuvent être ajustés par le souffle et la pression des lèvres.
Pour bien commencer : types, dimensions, accord
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Maîtres sur les enregistrements
Les interprètes de cet instrument sur les enregistrements des œuvres de l’archive (MusicBrainz).
Questions fréquentes sur le Mey
Le mey, le duduk et le balaban sont-ils le même instrument ?
Ce sont de proches parents d'une même famille : un corps court et cylindrique et une anche double très large et plate. On l'appelle mey en Anatolie orientale, duduk en Arménie, balaban en Azerbaïdjan et en Iran. Leurs tailles, leurs nombres de trous et leurs accords présentent de petites différences, mais leurs timbres sont très proches : doux, voilés et mélancoliques.
Quelle est la différence entre le mey et la zurna ?
Tous deux se jouent avec une anche double, mais l'anche du mey est bien plus large, et son corps est cylindrique et court ; son son est doux et convient aux espaces clos. Le corps de la zurna est conique et s'évase au bout ; son son est très fort et fait pour le plein air. Le mey est l'instrument de l'uzun hava et de la lamentation, la zurna celui des mariages et de la danse.
Pourquoi le mey se joue-t-il le plus souvent à deux ?
Dans l'interprétation traditionnelle, pendant qu'un mey joue la mélodie, un second mey tient un bourdon continu sur la tonique (karar). Celui qui joue le bourdon le prolonge sans interruption grâce à la respiration circulaire. Cet accompagnement donne de la profondeur à la mélodie et fait sentir en permanence la tonique du makam ou de l'ayak ; la même technique est utilisée pour le duduk arménien.
Le mey est-il difficile à apprendre ?
Exercer la bonne pression des lèvres sur l'anche large et obtenir un flux d'air doux et régulier demandent au début un temps d'adaptation. L'humidité et le réglage de l'anche influencent directement le son. Comme il a peu de trous et un ambitus restreint, on aborde vite des mélodies simples ; affiner les degrés avec les lèvres et jouer les uzun hava de manière expressive se développent en revanche au fil des années.